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Réfection BV Unimog 1300

dimanche 12 juin 2005.
 

Réfection d’une boite de vitesse D’Unimog 435 117 (U1300L/37)

1 Les symptomes de la panne :

Le levier de commande de l’inverseur M.Av./M.Ar. revient au point mort principalement lors des accélérations ; il est presque impossible de le maintenir en M.Av.

2 Les causes possibles :

Mauvais réglage de la tringlerie et la M.Av. ne s’enclenche pas bien ; dans ce cas le levier saute principalement lors d’un choc (nid de poule, tole ondulee). Aprés vérification, ce n’est pas le cas, la tringlerie est bien réglée et le levier ne “saute” pas mais revient violement au point mort.

Problème interne à la boite mais là, il faut démonter .......... Après réflexion, décision est prise de poursuivre les investigations, et donc de démonter la boite.

3 Dépose repose de la boite :

Avant tout il faut être bien conscient qu’on est sur du poids lourd et toutes les pièces sont très, très lourdes ; les manipulations ne peuvent se faire qu’avec cric et palan et il y a un réel risque d’accident. Il ne faut jamais se trouver sous une charge en équilibre sur un cric ou pendu à un palan.

Il est également très utile de disposer des manuels d’atelier ; il n’y a rien de sorcier dans la réfection de la boite, mais cela évite d’avoir à noter ou vont les pièces et évite de se retrouver avec la boite pendue et un flexible oublié ......... En plus lors du remontage, il faut régler le jeu des roulements, et il vaut mieux connaitre les couples de serrage des divers boulons.

Le démontage de la boite peut se faire de 2 façons :

    • Boite de vitesse plus transfert.

    • Boite de vitesse seule (le transfert reste en place ainsi que les tubes de poussée) ; c’est l’option que j’ai choisi, c’est déja assez lourd et encombrant comme ça et de toutes façon je n’ai pas de soucis avec le transfert.

Le démontage s’effectue de la facon suivante :

    • Vider la cabine, dévisser les 4 vis, mettre en place les pivots avant et basculer la cabine. A partir de maintenant on y voit plus clair, mais la boite reste fermée....

    • Déposer tout ce qu’il y a autour de la boite :

      • Pied de maintien de la cabine.

      • Arbre de transmission, tant qu’à faire le déposer complètement, ça fait de la place !!

      • Désacoupler la tringlerie de commande (inverseur + vitesse), démonter le capteur de vitesse (cable ou capteur électrique), débrancher le contacteur de grille de vitesse et celui du feu de recul, la conduite d’air comprimé (valve de commande du réducteur).

      • Déposer le vérin de commande du réducteur

      • Monter un système (outil spécial que je ne possède pas) permettant de maintenir le réducteur en position rapide. J’ai rien mis ça va bien quand même.....

      • Vidanger l’huile ( 10l)

      • Maintenant il faut soutenir la boite soit par dessous a l’aide d’un cric rouleur et d’un berceau (outil spécial ou le fabriquer). J’ai choisi l’option cric + berceau maison, mais je pense maintenant que le plus simple est de pendre la boite à un palan.

      • Dévisser l’appui de BV à droite.

      • Dévisser les boulons de fixation de la BV sur le transfert (ce sont les écrous, pas les vis, qui se trouvent sur la face avant du transfert ; il y en a 11. Il y en a également 3 ou 4 sur l’autre face du transfert et la ce sont des vis. Dans la doc d’atelier il y a un schema (assez clair, mais pas trop !!) précisant les vis à démonter, mais je n’ai pas de scanner .......

      • Faire reculer l’ensemble jusqu’à désengager complètement le pignon de sortie du réducteur et les goujons.

      • C’est fini !!!









Une fois la boite déposée, le plus pratique pour la déplacer est de la poser sur un chariot robuste et de la caler avec du bois.



La repose de la boite s’éffectue exactement dans l’ordre inverse, et il convient juste d’être pointilleux pour bien aligner les goujons avec le carter lors du remontage. Cette étape est très délicate, les goujons ont tendance à s’arcbouter dans leur logement et il devient impossible de faire avancer la boite. Il faut être très pointilleux lors de la suspencion de la boite pour quelle soit bien équilibrée, ce qui facilite le remontage. Il ne faut pas forcer si la boite n’avance plus, mais chercher ou ça coince ; enfin bon on est sur du PL, il faut quand même un peu forcer !!

Il faut également veiller à ne pas endomager le joint (avant de le mettre en place, bien netoyer le plan de joint cote BV et Transfert). Pour finir il vaut mieux serrer les boulons en respectant le couple préconise (clé dynamométrique).









4 Réfection proprement dite :

Mon problème venant de l’inverseur il faut entièrement démonter la boite avant de pouvoir acceder à cette partie.

Afin d’accéder aux vis d’assemblage du carter de boite sur le carter du planétaire, il faut déposer le train planétaire. Une fois la boite déposée ce dernier n’est retenu que par la fourchette de commande. Une goupille de serrage retient l’axe de la fourchette dans la fourchette, elle se situe prés du levier de commande de l’axe. La chasser et sortir l’axe. Le train planétaire n’est alors plus retenu et il est facile de le sortir, soit à la main soit à l’aide d’un palan. Dans ce cas il faut placer le boite en appui sur la face ou se situe le bouchon de remplissage afin que l’axe du train planétaire soit vertical. Le train doit peser environ 40 ou 50 kg (au pif j’ai pas pesé)...



A partir de maintenant la boite peut être manipulée à la main par 2 personnes, sinon continuer avec le palan. Pour ma part je l’ai posée sur un établi solide pour travailler à hauteur.



La pompe à huile se situe sur l’arbre primaire derrière le flasque d’entrainement, il faut donc déposer le flasque puis la pompe. La pompe est retenue par une vis qu’il faut déposer ; la pompe peut alors être arrachée à l’aide d’un arrache moyeu venant se fixer sur les 2 trous filetés du corps de pompe (outil spécial, ou bricolage maison). Attention, la pompe est entrainée par l’arbre primaire grace à une clavette (petite 5x5x15 mm environ) ne pas la perdre..... Dans mon cas tout c’est alors éclairé, la dite clavette n’était pas là, la pompe n’a donc pas été entrainée, il y a eu frottement entre l’arbre primaire et la bague intérieure de la pompe ...... Bilan la pompe est morte, l’arbre aussi (grippage) et c’est que le début !!

On peut alors enlever le carter de BV, déposer toutes les vis situées dans le carter du planétaire et retourner la BV pour la mettre en appui sur la face du carter du planétaire. Déposer les joues de palier de l’arbre primaire et des arbres intermédiaire et secondaire. Attention, le jeu des roulements est réglé par des cales qu’il ne faut pas perdre.

Déposer le couvercle de sélection, amener l’inverseur au point mort et déposer son axe de commande, il est retenu par une goupille comme la commande du planétaire.

Déposer les dernières vis et déposer le carter. Dans mon cas celui-ci était collé par de la pate à joint, j’ai utilisé une lame fine pour “couper” la pâte et un démonte pneu pour faire levier et décoller le carter. Il vaut mieux être doux pour ne pas marquer les bord du plan de joint ; enfin bon les gars qui on démonté la BV avant moi, n’ont pas eu de scrupule à utiliser un burin vu les marque sur les carters ......... il n’ont d’ailleurs pas jugé bon de reposer la clavette d’entrainement de la pompe à huile.



Une fois le carter déposé les 3 axes apparaissent et peuvent être déposés. J’ai ensuite opté pour un nettoyage complet (essence, ou produit spécial) de la boite et surtout des plans de joints, ainsi que d’une “rectification” de ces derniers, a l’aide de papier à l’eau trés fin (imbibé du produit de néttoyage, surtout pas d’eau !!).



Une fois la boite désassemblée et nettoyée, l’horreur m’est alors apparue ..... il y a au moins 1mm de jeu entre l’arbre et le pignon de M.Av. Mais bon pour analyser les dégats, il faut désassembler l’arbre primaire, Mercedes préconise l’utilisation d’un arrache moyeu spécial, j’ai pour ma part, opté pour la presse.

Faute de lubrification, la portée du pignon de M.Av. a perdu son traitement de surface et a diminué d’environ 1 mm au diamètre, l’arbre primaire est bien mort, le pignon de M.Av. aussi par la même occasion .....

Bilan définitif :

    • Pompe à huile

    • Arbre primaire

    • Pignon M.Av.

    • Roulements arbre primaire (tant qu’a faire je remonte du neuf, la dépose de la boite est quand même une opération ... lourde !)

    • Tout les joints (il y avait quelques fuites à la BV autant en profiter)

    • Flasque d’entrainement de l’arbre primaire (la portée du joint à lèvre est usée, autant ne pas esquinter le joint neuf !)



Voila il ne reste plus qu’à aller faire un tour chez Mercedes et préparer la carte bleue !!!!! Et tout ça pour une clavette oubliée, le pire c’est que la boite aurait pu casser au milieu de nulle part, heureusement ça n’a pas été le cas.

Détail des pièces abimées :


On voit bien la portée defectueuse et les traces de grippage sur l’arbre en bas.


La surchauffe a fait bleuir la vieille pompe (a droite), son démontage (pas de photo) montre du grippage généralisé.

Le remontage ne présente pas de difficultées, et ce fait dans l’ordre inverse. L’assemblage de l’arbre primaire nécessite également l’usage de la presse. Une fois le carter de BV reposé (étanchéité du plan de joint à la pâte) il faut régler le jeu des roulements, et ça c’est vraiment délicat.

A l’aide d’un comparateur mesurer le jeu latéral des arbres, et déplacer la bague extérieure du roulement jusqu’a obtenir la valeur préconisée par Mercedes. Mesurer alors, toujours au comparateur la distance entre la face supérieure de la bague extérieure du roulement et la face supérieure du joint de joue de palier qu’on aura pris soin de positionner avant le début de l’opération. Il ne reste plus qu’à se procurer une cale de l’épaisseur mesurée et la positionner sur la bague extérieure. Avec un peu de chance on retombe sur les cales démontées.



Il ne reste plus qu’a reposer la boite sur l’Unimog et hop c’est partis pour les essais et les horizons lointains ......

Bonne chance, pour la mise en pratique. C’est une opération longue (4 à 5 jours pour moi en travaillant 5 à 6 h par jour ; mais j’ai perdu du temps à fabriquer les outils qui me manquaient, et je n’ai jamais remonté une pièce sale !).

Pour plus d’info : christophe.gattardiXXX@XXXfree.fr
Après supression des XXX




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